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Date de création : 24.01.2012
Dernière mise à jour : 27.07.2013
23 articles


CLASSIFICATION DES ARTS

Publié le 04/04/2012 à 16:18 par elevenempire Tags : musique art artiste image dieu peinture danse dessin poésie
Dans l'Antiquité

Les grecs de l’Antiquité n’ont pas eu ni le concept ni le mot correspondant à « art », mais distinguaient parmi certaines activités, appelées « tekhne », celles qui étaient parrainées par les Muses, dont le nombre a fini par se stabiliser à 9 :

Au VIIIe siècle av. J.?C., Hésiode (dans Théogonie, 53-57 et 915-917) nous fait connaître leurs noms, mais c’est Platon (dans Ion) vers 401 av. J.?C., puis les néo-platoniciens, qui font des Muses les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel. Cette conception de l’art (le poète est possédé, transi par le dieu) sera contestée par le classicisme de Nicolas Boileau, le mouvement de l’Art pour l’Art ou l’éloge de l’effort de Paul Valéry.

Au Moyen Âge

Depuis le VIIIe siècle, la classification du savoir était différente (voir Alcuin), et on ne distinguait pas les arts des sciences.

Les arts libéraux étaient au nombre de sept, classés en deux groupes :

Les arts mécaniques (les activités manuelles, opposées à celles intellectuelles) désignaient l’architecture, la sculpture, la peinture et l’orfèvrerie.

Les disciplines qui ont en commun la transformation d’une matière tangible (celles des artisans et des artistes - les artefices opposés aux artista pratiquant les arts libéraux) sont alors rangées parmi les « arts serviles ». Cependant Plotin au IIIe siècle (dans ses Ennéades, I, 6 et V, 8) fait une apologie de l’activité de l’artiste et suit, au Moyen Âge, une certaine tradition reconnaissant à l’artiste la capacité de dépasser les seules réalités sensibles.

Hugues de Saint-Victor, au XIIe siècle énumère les sept sciences mécaniques: filage, architecture, navigation, agriculture, chasse, médecine, théâtre

La Renaissance

Pendant la Renaissance italienne, le mot Arte (pluriel Arti) désigne encore l’ensemble des gestes précis concernant une pratique maîtrisée (un métier) entre la science théorique et la pratique spontanée. Mais, avec la naissance de la notion d’artiste signant ses œuvres et reconnu comme tel, il prend le sens plus moderne de Beaux-Arts.

L’arte del disegno regroupe à cette époque les arts du volume (sculpture, architecture) et ceux de la surface (dessin, peinture, gravure), opposition que l’on retrouvera étymologiquement dans les expressions « arts plastiques » et « arts graphiques ». Le point commun de ces pratiques manuelles était alors l’action sur la matière.

Le XVIIIe siècle

Kant, en 1790, propose de distinguer trois catégories d'art (d'après la synthèse de Dominique Chateau) :

  • les bildenden Künste (dérivé du substantif Bild, signifiant « image », et du verbe bilden, qui signifie « former »), soit « les arts de l'expression des Idées dans l'intuition des sens », comprenant la sculpture et architecture (die Plastik) ainsi que la peinture (Malerei) ;
  • les redenden Künste, soit les arts de la parole, comprenant l'éloquence et la poésie ;
  • le Kunst des schönen Spiels des Empfindung, soit l'art du beau jeu des sensations, comprenant la musique et l'art des couleurs (Farbenkunst).
Le XIXe siècle

Dès le XVIIIe siècle, on ne se contente plus de donner une liste des arts, mais on cherche à élaborer leur système. En poursuivant ce but, la plupart des auteurs vont contre le sens commun, et selon leurs besoins amalgament, ignorent ou différencient. Au début du XIXe siècle, adoptant cette manière philosophique dans ses cours d’esthétisme donnés entre 1818 et 1829, Hegel distingue cinq arts. Il les classe en fonction de deux critères : l’expressivité et la matérialité. Ainsi il organise une double échelle allant du moins expressif, mais le plus matériel au plus expressif, mais le moins matériel. Cela donne :

« Ces cinq arts forment le système déterminé et organisé des arts réels. En dehors d’eux, il existe, sans doute, encore d’autres arts, l’art des jardins, la danse, etc. Mais nous ne pourrons en parler que d’une manière occasionnelle. »

Le XXe siècle

Aux cinq arts communément cités au XIXe siècle, le XXe va en rajouter quatre autres pour arriver à un total de neuf arts sans pouvoir se mettre d’accord sur un 10e art.